Actuellement en résidence : JC POLIEN

Les expositions : de janvier à avril 2012 : Le CAMSP à Foix avec une œuvre de Suzanne Husky, les écoles maternelles de Tarascon sur Ariège avec Elodie Lefebvre, de Pamiers Gabriel Fauré avec Jean-Luc Favero, de Saint Paul de Jarrat avec Jean-Luc Favero,l’école maternelle et primaire de Le Mas d’Azil avec Sylvain Auburgan et la cité scolaire de Mirepoix (SEGPA) avec Sonia Khenfech.

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Le Mas-d’Azil – Quand l’art niche au château fantôme

Écrit le 27/07/2010 - Classé dans Dans la presse - Commentaires fermés
visite du Mr le président du Conseil Général de l'Ariège Augustin Bonrepaux

Visite du président du Conseil Général de l'Ariège Augustin Bonrepaux

Déjà l’an dernier le choc avait été violent avec la première exposition d’art contemporain présentée au sein de la grotte du Mas d’Azil. La seconde édition, Dreamtime 2, remue encore plus les esprits.

Vous souvenez-vous du château fantôme ? Il en existe encore quelques-uns, sur nos foires et fêtes, ils faisaient jadis la terreur des enfants que l’on y jetait dedans. Eh bien c’est ce qui vient d’arriver à la grotte du Mas-d’Azil, avec Dreamtime 2 Fantasmagoria, la seconde édition d’art contemporain réalisée avec le concours du musée des Abattoirs à Toulouse. Cette fois, on entre de plain-pied dans le monde de la mort, ce qui d’ailleurs n’est en rien contraire à l’esprit du lieu, puisque les chamanes de la préhistoire devaient y venir évoquer des forces mystérieuses. Toutes les grandes signatures de l’art contemporain qui laissent leurs traces dans le monde entier sont venues faire le pèlerinage du Mas-d’Azil. Pour se ressourcer dans le tréfonds des inspirations de l’art de l’homo sapiens, dont les premières œuvres pariétales ont inspiré les artistes d’aujourd’hui. Fantasmagoria donc, car la présence, l’omniprésence de la mort, tient la main de l’artiste, dans un registre qui n’a rien à voir avec les fresques antiques, ni les œuvres des Bruegel. Château fantôme, ainsi donc avec ses stations terrifiantes, blanchies à l’os, où sanguinolentes, c’est selon. Tout cela se perdant dans la nuit des temps, magie du temps qui passe où se fige, que rappelle à l’entrée de la grotte de modernes cariatides blanches installées en chapiteau, avec leur regard fixe de pendule ! Après chacun appréciera, c’est de l’art contemporain, qui fait se pâmer les uns et lever les bras au ciel à d’autres, l’art ne se juge pas, il s’apprécie dans le tréfonds du cœur et de l’esprit de chacun. Sur ce parcours initiatique, prévenons le public qu’il est quand même prudent de se munir d’un décodeur, car le sujet est complexe. Mais rassurez-vous, en cas d’égarement, on peut toujours demander son chemin aux mannequins de cire hommes de cro-magon laissés dans leur recoin, et qui, à la lueur d’un lumignon, continuent de tailler consciencieusement leur silex.

« Nous avons voulu que les artistes prennent en compte le site » (Pascal Pique, du musée des Abattoirs)

Jusqu’au 28 novembre

« Dreamtime 2 – Fantasmagoria » ou le monde mythique est visible jusqu’au 9 août. Dreamtime 2 s’inscrit dans un programme d’expositions conçu des Abattoirs à Toulouse. On trouve au Mas-d’Azil les œuvres de : Gary Hill, Marina Abramovic, Fabien Verschaere, Jan Fabre, Olivier Blanckart, Damien Deroubaix, Guillaume Pinard, Virginie Barré, Olaf Breuning, Atelier Van Lieshout, Christophe Berdaguer et Marie Péjus, Gloria Friedmann, Alain Séchas et Art Orienté Objet.

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