Éducation artistique et culturelle

L’accès à la culture pour tous les élèves

Un plan de développement de l’éducation artistique et culturelle a été mis en place en 2008. Il vise une généralisation tant dans le domaine des enseignements avec l’introduction de l’histoire des arts, que dans le domaine de la pratique artistique et de la découverte culturelle (rencontre avec les artistes et les œuvres).

Les arts et la culture font partie de la formation des élèves. La culture est la clé de voûte de l’ensemble de connaissances et de compétences qu’un jeune doit maîtriser pour construire son avenir personnel et professionnel. La loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École de 2005 en rappelle l’enjeu, en liant l’éducation artistique et culturelle aux acquisitions du socle commun.

La formation artistique et culturelle d’un élève s’appuie d’abord sur les enseignements, au premier rang desquels les enseignements artistiques, qui forment l’ossature de la construction de la formation générale artistique : adossés à des programmes nationaux, ils allient la régularité des apprentissages à la progression d’un parcours de formation.

Elle est portée aussi de façon complémentaire par des actions éducatives et culturelles qui proposent une approche concrète de l’art et de la culture à  travers des dispositifs diversifiés: classes à projet artistique et culturel, ateliers artistiques, classes culturelles transplantées, chorales, etc. Ces actions font une large place à la rencontre avec des personnalités du monde des arts, à la découverte des métiers artistiques ou à la fréquentation de lieux de création et de diffusion des œuvres.

Caractéristiques des actions éducatives

  • –  valoriser et tirer parti de la dimension culturelle de l’ensemble des disciplines,
  • –  marquer la complémentarité des différents enseignements et induire un travail collectif des enseignants,
  • –  permettre l’acquisition de compétences transversales mobilisables dans d’autres domaines d’apprentissage,
  • –  être fondées sur un partenariat qui ouvre l’École à  son environnement artistique et culturel dans le cadre d’un projet.

Situation

Le développement de l’offre de formation artistique et culturelle des élèves a été au centre de différents programmes d’action qui marquent, depuis plus de vingt ans, la régularité du message institutionnel. L’ensemble des acteurs a été progressivement impliqué autour du partenariat fondateur entre les ministères de l’éducation et de la culture : autres ministères, collectivités territoriales, associations.

Le plan interministériel de 2008 réaffirme les enjeux de l’éducation artistique et culturelle.

Enjeux de l’éducation artistique et culturelle :

  • –  former des esprits cultivés,
  • –  susciter des émotions esthétiques,
  • –  donner l’envie d’avoir une vie culturelle personnelle,
  • –  développer les capacités d’analyse et d’expression, de choix et de jugement,
  • –  contribuer par la culture à l’apprentissage de la vie civique et sociale.

Dans la logique du plan de développement, l’éducation artistique et culturelle est désormais offerte à tous les élèves et à  l’ensemble des cycles de formation. Le partenariat est renforcé. L’ensemble des acteurs éducatifs et culturels sont mobilisés : écoles, collèges et lycées, établissements d’enseignement artistique, institutions et structures culturelles, artistes et associations, organismes concernés par la formation des enseignants. L’enseignement d’histoire des arts introduit dans les programmes s’appuie sur la rencontre avec les artistes et les œuvres et sur la fréquentation des lieux culturels.

Cette relance s’appuie sur deux obligations convergentes : de la même façon que les établissements culturels développent un projet éducatif, les écoles, les collèges et les lycées intègrent un volet d’éducation artistique et culturelle dans le projet de l’école ou dans le projet de l’établissement.

Lien : http://eduscol.education.fr/cid46779/presentation.html

 

Culture/Santé

Dispositif Culture – Santé en Midi-Pyrénées

Le mercredi 21 novembre 2012 : l’Agence Régionale de Santé et la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Midi-Pyrénées s’engagent désormais pour que toutes les personnes soignées dans un établissement aient accès à la culture.

La Culture pour tous…

Le dispositif Culture Santé s’adressait auparavant aux personnes hospitalisées, il s’ouvre désormais également aux personnes âgées ou en situation de handicap. En effet, le 22 novembre 2012, l’ARS et la Drac ont signé une nouvelle convention ouvrant ce dispositif aux structures médico-sociales de Midi-Pyrénées. Les projets qui verront le jour favoriseront la rencontre entre le monde de la santé et le monde de la culture et permettront aux publics dits « empêchés », que ce soit par l’hospitalisation, la maladie ou la perte d’autonomie, de rencontrer des artistes et de participer à des programmes de qualité.

L’offre en territoire

A travers ces nouvelles perspectives, est affichée, par ailleurs, la volonté claire de faciliter l’accès à la culture pour les structures situées en territoire isolé de l’offre culturelle.

Le dispositif Culture et Santé en 2 mots

C’est un programme national créé en 1999 et développé en Midi-Pyrénées dans le cadre d’une convention de partenariat entre l’ARS et la Drac. Il favorise la présence de professionnels de la culture dans les établissements sanitaires et, pour la première fois, médico-sociaux. Ce dispositif se concrétise par un partenariat signé entre un établissement sanitaire ou médico-social et une structure culturelle. En répondant à l’appel à projet annuel, l’établissement peut obtenir une subvention et réaliser son projet culturel en direction des patients ou résidents.

 

BM_TRAVAIL Contacts pour la Drac

  Martine Cécillon, conseillère pour l’action culturelle, les politiques interministérielles et les publics spécifiques.

  Hélène Burguès, assistante (Tél : 05 67 73 20 45)

 

ARS_midi_pyrenees_124_71  Contact pour l’ARS

  Muriel Amilhat-Guelfi (Tél : 05 34 30 25 68)

 

Projet d'avenir

La Région Midi-Pyrénées lance chaque année des  » appels à  projets «  dénommés «  projets d’avenir « destinés aux élèves des classes des lycées publics et privés de l’Éducation nationale et de l’enseignement agricole, ALESA, ainsi qu’aux CFA, foyers socio-éducatifs et maisons des lycéens. Tous les projets doivent être présentés obligatoirement par le chef d’établissement et impliquer la participation financière ou logistique de partenaires autres que la Région Midi-Pyrénées et être en cohérence avec le projet d’établissement.

Les projets présentés à l’identique et qui ont été financés l’année précédente sont automatiquement rejetés. L’examen des projets s’effectue par le jury selon les critères suivants :

– volet pédagogique (partenariat, qualité du projet, originalité)

– engagement et responsabilité des jeunes dans le projet

– valorisation du projet : rayonnement dans l’établissement et dans la société civile (ex : journées portes ouvertes, expositions, Cdrom, édition de livres, spectacles, etc.)

– volet financier (partenariat, équilibre)

L’aide de la Région Midi-Pyrénées se matérialise sous forme de subventions de fonctionnement ne pouvant pas excéder 60 % du plan de financement du projet présenté, et plafonnée à 6 000 . Sont exclues les subventions d’équipement (ordinateur, matériels audio-visuels) ainsi que les financements de voyages scolaires et les stages en entreprises.

–  Les projets qui prévoiront une participation des familles supérieure à  200 € par élève ne seront pas retenus.

–  La subvention attribuée est versée à  l’établissement, au foyer social éducatif, à  la maison des lycéens ou à  l’Association des Lycéens, Étudiants, Stagiaires et Apprentis (ALESA).

–  Dans tous les cas, le Conseil Régional est souverain pour la sélection des projets et aucune demande de changement d’attributaire ne sera acceptée à  une date postérieure à  la décision de la Région.

–  Sont automatiquement exclus tous les financements concernant le personnel, les rétributions des personnels statutaires ; seuls les frais de personnels extérieurs pourraient être pris en charge.

–  Les projets montés en partenariat avec d’autres établissements sont prioritaires.

–  Tous les projets doivent pouvoir faire l’objet d’une exposition publique, y compris dans le cadre du Festiv’.

–  Les projets doivent être saisis et validés par le chef d’établissement via le site internet dédié à ce dispositif. La demande de subvention papier doit parvenir à la Région Midi-Pyrénées impérativement 7 jours ouvrables après la date de clôture des inscriptions sur le site dédié, cachet de la poste faisant foi, à l’adresse ci-dessous :

logo_conseil_regional_midi-pyrenees_0  Région Midi-Pyrénées Direction de l’Éducation et des Sports

  22 boulevard du Maréchal Juin

  31406 TOULOUSE CEDEX 9

Atelier Artistique

Ateliers artistiques en collège et en lycée

Les ateliers artistiques (circulaire interministérielle du 30 avril 2001) sont :

  • –  les lieux d’une pratique critique : effective, approfondie, créative et réflexive ;
  • –  des lieux de rencontre essentiels entre le monde de l’éducation et celui de la création, entre les enseignants et les professionnels de l’art, entre les enseignements artistiques et l’action culturelle ;
  • –  des éléments essentiels du développement et de la diversification des activités artistiques ;
  • –  des espaces d’innovation pédagogique et d’engagement artistique ;
  • –  des voies de rencontre entre les établissements et leur environnement artistique et culturel.

Caractéristiques

Dans le domaine de la création, les ateliers artistiques doivent :

– être centrés sur la pratique ;

– être ouverts sur l’environnement culturel ;

– intégrer les nouvelles technologies ;

– être installés dans des locaux adaptés et équipés spécifiquement.

Dans le domaine administratif, les ateliers artistiques doivent :

– être placés sous la responsabilité d’un enseignant, qui peut constituer une équipe pluridisciplinaire en s’assurant la collaboration d’autres enseignants ;

– être présentés en conseil d’administration selon la procédure en vigueur ;

– reposer sur un projet annuel lui-même inscrit dans le projet d’établissement ;

– être menés en partenariat avec des intervenants qualifiés du secteur artistique et culturel ;

– favoriser le partenariat.

Mise en œuvre administrative

Comité de pilotage académique

Rôle : Le comité de pilotage académique est chargé de la mise en œuvre et du suivi des ateliers artistiques. Il propose chaque année les projets, conseille et accompagne les administrations et les équipes, notamment lors des étapes importantes : information, cahier des charges, financements, partenariat, évaluation. Il veille à la répartition territoriale des actions, à  la qualité des partenariats. Une attention particulière est portée aux établissements éloignés de l’offre culturelle. Le recteur et le DRAC valident les propositions émises par le comité de pilotage académique et décident de reconduire ou non un atelier.

Composition : Le comité de pilotage académique est composé de représentants de chaque ministère impliqué (IA-IPR d’arts plastiques, d’éducation musicale et des autres disciplines concernées, délégués académiques à  l’éducation artistique et à  l’action culturelle, DRAC…) et, le cas échéant des collectivités concernées.

Ouverture d’un atelier

L’atelier est ouvert pour la durée d’une année scolaire. Il est renouvelable après évaluation. Plusieurs ateliers peuvent être ouverts dans un même établissement, s’ils répondent aux critères annuels de sélection fixés par le comité de pilotage.

Modalités spécifiques aux collèges

Le cahier des charges doit tenir compte des réalités académiques et de la spécificité des projets. Les trois heures hebdomadaires réservées à  l’atelier peuvent être ramenées à deux heures, seuil minimal obligatoire, en deçà  duquel il ne saurait être question d’atelier. L’atelier peut, en fonction des choix des élèves et des enseignants, ne concerner qu’un seul domaine artistique, mais peut s’ouvrir, le cas échéant, à  d’autres domaines faisant alors appel à  des intervenants qualifiés, et dans tous les cas sous la responsabilité de l’enseignant.

Modalités spécifiques aux lycées d’enseignement général et technologique

L’atelier accueille des lycéens volontaires, tous niveaux confondus et sans distinction de séries. Il repose sur un volume horaire annuel de 72 heures-élèves. Ces heures sont placées sous la responsabilité d’un enseignant et peuvent être modulées en fonction du projet : séances hebdomadaires, journées ou semaines banalisées, formules mixtes. Il doit privilégier, chaque fois que cela est possible, la rencontre entre plusieurs arts, autour d’une dominante.

Cf.annexe 2 de la note de service n° 99-094 du 18 juin 1999.

Modalités spécifiques aux lycées professionnels

L’atelier accueille des élèves volontaires qui suivent des formations préparant à des diplômes variés. Les horaires annuels réservés aux ateliers varient suivant les diplômes (de 54 à 68 heures pour les BEP, de 48 à 56 heures pour les baccalauréats professionnels) et doivent tenir compte également des périodes en entreprises.

Modes de financement

Pour les partenaires, la prise en charge est assurée soit par les rectorats (à partir du chapitre 36-71), soit par les DRAC (à partir du chapitre 43.30, article 30), soit par les deux, en fonction de l’accord négocié localement. Peuvent également participer au financement les collectivités et des partenaires privés.

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Résidence

 À l’occasion de la signature de la charte interministérielle du 11 mars 2010, la dimension éducative et pédagogique des résidences d’artistes a été signée par les ministères de la culture et de la communication, de l’Éducation nationale, de l’Agriculture. Elle aborde les points-clés d’une résidence en milieu scolaire, à  savoir : la démarche du projet, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation. Les enjeux sont pédagogiques, artistiques et humains. La résidence peut concerner tous les champs artistiques.

La résidence d’artiste en milieu scolaire est le moment privilégié d’une relation à  concevoir entre le monde éducatif et un artiste, au moment même où celui ci élabore un projet artistique au sein de l’établissement qui l’accueille. Les élèves et les personnels de l’Éducation Nationale sont ainsi amenés à une rencontre privilégiée avec l’œuvre, depuis l’énonciation d’une intention jusqu’à  la réalisation du projet artistique décidé par l’artiste. Mises en place par des collectivités territoriales et des structures culturelles en partenariat avec les Ministères de la Culture et de l’Éducation Nationale, les résidences d’artistes en milieu scolaire rencontrent un intérêt et des sollicitations croissantes de la part des responsables culturels, des pédagogues et des artistes.
La résidence doit reposer sur des objectifs partagés :
1. Permettre à  l’artiste de développer un processus de création dans un lieu spécifique, ici le milieu scolaire. Une structure culturelle, à laquelle il adosse son intervention, lui apporte un soutien financier et matériel ainsi qu’une médiation indispensable avec l’établissement scolaire.
2. Permettre aux élèves de découvrir la démarche de création, d’expérimenter une démarche artistique, de rencontrer au plus près l’artiste et son œuvre et de le familiariser avec une structure culturelle.
3. Permettre à l’équipe enseignante de rencontrer un artiste et sa création, d’échanger avec lui, de s’ouvrir à  un autre univers ; de poser un autre regard sur le monde et sur les élèves.
4. Permettre un lien avec les familles, le territoire grâce au projet de création et de diffusion de l’œuvre via la structure culturelle. La résidence peut fédérer des acteurs d’un territoire sur le temps scolaire et hors temps scolaire.
La résidence marie donc création ET transmission afin de toucher le plus grand nombre de jeunes
La mise en œuvre suppose :
1. Un véritable dialogue entre la structure et l’établissement scolaire (chef d’établissement et équipe éducative) pour la construction d’un projet partagé. L’action doit être inscrite dans le projet de l’établissement scolaire. Des échanges entre la structure culturelle et les classes concernées sont à imaginer : visites, courrier, présentation du projet…
2. Un espace dédié à  l’artiste et à  sa création dans l’enceinte de l’établissement scolaire. En fonction des possibilités, l’espace de l’établissement peut être un lieu de diffusion.
3. Une durée significative : 80 heures sur plusieurs semaines de présence artistique
4. Des temps de formation/préparation avec l’équipe éducative pour la présentation de l’artiste et de son œuvre.
5. Un travail de pratique artistique avec une ou deux classes en présence de l’enseignant référent.
6. Un rayonnement de la présence artistique sur tout l’établissement.
7. Un rayonnement sur le territoire en lien avec les partenaires potentiels de ce territoire.
8. Un financement croisé : établissement scolaire/DRAC/Collectivité Territoriale. Le budget prévisionnel est monté par la structure culturelle d’appui qui reçoit le financement de la DRAC. Les projets avec des artistes d’un autre département que celui du lieu de la résidence seront prioritairement examinés
Les atouts pour réussir – Une rencontre humaine entre les équipes qui, souvent, se construit dans la durée. – Une ouverture d’esprit des acteurs de la résidence et un respect du partenaire. – Un artiste qui ait envie d’être dans la transmission de son art tout en restant un véritable créateur (expositions, rapport au plateau, édition de textes…)
Les aspects techniques de la résidence : Une convention doit être signée entre la structure, l’artiste et l’établissement scolaire avec les engagements des uns et des autres ainsi que les horaires d’intervention et la forme des interventions. Le financement doit être pluripartite ; le montage du budget est opéré par la structure culturelle pour la demande de subvention à la DRAC.
Les rémunérations des artistes varient selon les champs artistiques concernés.
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