Le projet « culture en héritage » à l’intérieur d’un Interreg IV.

Motivés par des intérêts communs de promotion et de valorisation touristique de leur patrimoine, Barbastro et les vallées de l’Arize et de la Lèze se retrouvent partenaires d’un très beau projet qui s’intitule « La culture en héritage ».

Jonas Revilla

Jonas Revilla  a fait une enquête sur le patrimoine local et humain de notre population et zone de habitat. L’histoire du 20 ème siècle a beaucoup influencé sa recherche. Il a  réalisé une résidence de recherche et création artistiques de deux mois dans notre vallée de l’Arize : il s’y est donné une mission de mémoire en répertoriant et photographiant le patrimoine culturelle et familiale de familles ariziennes.Dans le cadre du projet « culture en héritage » à l’intérieur d’un Interreg IV Monsieur Revilla a fait une enquête sur le patrimoine locale et humain de notre population et zone de habitat. L’histoire du 20 ème siècle a beaucoup influencer sa recherche. «L’artiste se rend de maison en maison, d’atelier d’artiste en atelier d’artiste, pour photographier les intérieurs de chacun, plus précisément leurs autels de la mémoire, et proposer sa vision des liens que nouent chacun d’entre eux à la mémoire ». Cette démarche artistique fait l’objet de l’exposition qui s’ouvrira donc le vendredi 27 août 2010 au Mas d’Azil, elle sera également présentée à Barbastro en août 2011.

Un moment d’émotion promis et une visite étonnante de nos intérieur des maisons si mal connu.

Momento vitae [rev_slider sliderJRT]

Bhati Fox

Bhati Fox – La grotte des vanités : grotte « “ meuble « “ ermitage « “ abri du serpent, du chien, de l`ours, du loup, de l’enfant, de la femme et de l’homme « “ cabane de berger ou de fée « “ bastion des contestations « “ espace du temps « “ Pour la voie des Pyrénées voici une Chapelle de bois, d’acier et de pierre. Mur de Barbastro Reliquaire I : Sur le chemin, j’ai rencontré David, celui qui crée les loups-garous, les géants et les anges gardiens. Voici des mains, des langues, voici un passage, celui des Pyrénées. A celui qui écrit, qui sculpte, qui dessine, qui utilise sa main, a celui qui voyage, a celui qui dit, qui crie, qui s’écrit, qui tire la langue sous l’effort. Reliquaire II : A Barbastro j’ai découvert l’histoire légendaire de Orazia. A Le Mas d’Azil j’ai écris l’histoire de l’ange Magda. En voici la ponctuation, 6 objets de verre et 1 en dentelle : Le vase au Loup, l’épée rasta, le sceptre du roi, le cube de dentelle des Saintes et la maison soufflée Cave-Etages-Grenier Hommage à Barbastro, à Le Mas d’Azil, à l’histoire, à la préhistoire, au tailleur de Pierre, au sculpteur, au marbrier, au plâtrier, au maçon, à l’ébéniste, au souffleur de verre, à l’artiste, au photographe, au poète, à l’écrivain, à l’homme politique »¦ aux mains, aux esprits, aux langues et a nos origines. Et malgré la crise, le chômage, la guerre, la maladie, hommage aux hommes et à leurs vies. [rev_slider sliderBF]

Jocelin Bonnerave

Jocelyn Bonnerave Le montage photos-textes Obras ainsi que la longue feuille de papier Via terrae sont deux variations sur le chemin de croix qui scande les derniers moments de la vie terrestre du Christ. Cet épisode fondamental des Évangiles s’est rejoué sous mes yeux dans l’espace urbain de Barbastro durant mon séjour de travail, qui correspondait avec le calendrier de la semaine sainte. Les cortèges de musiciens, les chars présentant d’immenses figures pieuses et doloristes, m’ont profondément frappé. Obras et Via terrae reprennent donc la structure du chemin de croix que l’on voit sur les murs des églises : chaque ensemble se compose de quatorze stations.Photos et textes rendent compte de moments triviaux, intenses ou cocasses vécus dans Barbastro même, de ce point de vue à la fois inconfortable et privilégié qui est celui de l’étranger. Ils sont la trace d’un séjour. La longue feuille donne à voir quatorze prélèvements de terre effectués non plus seulement dans Barbastro mais sur le chemin aller-retour entre Barbastro et le Mas d’Azil, soit les deux pôles du projet artistique transpyrénéen qui nous réunit ici. Au cours d’une performance, ils ont été projetés à l’aide de balais de batterie avec une technique similaire à celle des percussionnistes qui défilent pendant la semaine sainte. Ils sont la trace d’un trajet. Ces deux pièces, chacune avec ses moyens propres, font montre d’un même goût pour le collectage. Elles utilisent le canevas religieux afin de suggérer un idéal différent, dessinant un chemin qui ne mène pas au ciel, mais sur terre (via terrae et plus via crucis), pour y célébrer la matière dans toute sa puissance tellurique comme dans ses détails les plus infimes, l’instant présent et jubilatoire d’une plaisanterie « “ ou d’une vision parfaitement renversante. [rev_slider barbastroJB]