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«Dreamtime V – At first light»
«ou une mise en lumière spécifique de l’histoire du site, dans le respect de l’art, des lieux, de la biodiversité et du public»
Grotte du Mas-d’Azil, salle Mandement dite Dewoitine et Petit-Promontoire du 30 mai au 11 novembre 2015
Dominique Gonzalez-Foerster – Damien Aspe
Partenaires du projet :
Le programme DreamTime bénéficie du soutien de la Région Midi-Pyrénées, du Conseil Départemental de l’Ariège, de la commune du Mas d’Azil, et du Ministère de la Culture DRAC Midi-Pyrénées.
Un Grand merci aux Artisans du Lustre, aux Abattoirs FRAC Midi-Pyrénées et aux Sites Touristiques Ariège
Caza d’oro, Centre International d’Art Contemporain, Résidences d’artistes
L’exposition Dreamtime V est issue d’un programme de recherche, de création et de diffusion d’œuvres d’art contemporain. Elle est réalisée en écho à  l’histoire riche de la grotte ornée du Mas-d’Azil, en Ariège (F) par Caza d’oro, Centre International d’Art Contemporain, Résidences d’artistes. Elle présente une œuvre de Dominique Gonzalez-Foerster et trois œuvres de design de Damien Aspe.
2015, Année Internationale de la Lumière et des Techniques utilisant la Lumière.
Des hommes, des artistes, une grotte, les liaisons d’une belle histoire !
Deux artistes ont été invités à  y participer :
– Dominique Gonzalez-Foerster, artiste et réalisatrice française née en 1965 à Strasbourg. Elle vit à Paris et Rio de Janeiro. Artiste reconnue à l’échelle internationale, ses œuvres ont été présentées notamment à  la Tate Modern de Londres, au Reina Sofia de Madrid, au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris aussi bien qu’à  la Dia Arts Foundation de New York. Elle a accepté de laisser projeter son oeuvre intitulée «Ann Lee in Anzen Zone» dans une des cavités de la grotte, l’œuvre est issue de la collection des Abattoirs FRAC-Midi-Pyrénées.
– Damien Aspe, artiste plasticien né le 2 Août 1973 à  Toulouse. Il vit et travaille à  Toulouse et Paris. Il a collaboré et/ou exposé avec des grands noms de l’art contemporain comme Olivier Mosset, Roman Opalka, John M. Armleder. Il a été l’assistant du photographe Jean Dieuzaide en 1993 et 1994. Ses œuvres ont été présentées à  la FIAC ou à  l’ARCO dès 2003, au MAMCO à  Genève, au Centre Georges Pompidou (Paris, 2008-09), à  la Gaité Lyrique (Paris, 2012) et dans de nombreuses galeries dont celle d’Yvon Lambert (Paris), en France, Espagne, Suisse, Allemagne et États-Unis. Il a été invité et accueilli à  Caza d’oro afin de créer des œuvres spécialement pour la grotte. L’artiste a retenu deux axes de recherche artistique qui sont l’histoire de l’archéologie dans la grotte et celle de la lumière dans cette même grotte (du feu à  l’électricité). Il présente trois œuvres intitulées : Un lustre Mandement, Un lustre Piette, Un lustre Richelieu.
L’histoire moderne de la grotte est liée :
– aux fouilles d’archéologues comme à  celles de Joseph Mandement qui y a réalisé d’importantes découvertes dont un crâne humain et des peintures. Il fut de 1936 à 1958, le conservateur de la grotte, il mit le site en valeur afin de l’ouvrir au tourisme, il demanda à  la commune des, aménagements notamment électriques et effectua avec sa compagne Madeleine des visites touristiques.
– à  la guerre de 1939-45, où les belligérants songèrent à  y cacher, loin des fronts septentrionaux, un atelier fabriquant des avions de combat. On aplanit alors toute une salle pour la firme Dewoitine*, la salle Mandement. La firme n’est heureusement jamais venue.
– à  l’électricité que l’on retrouve dès 1937 grâce à  la Compagnie de distribution électrique du Midi dont le siège social était à Toulouse et qui possédait une usine au Mas-d’Azil, sur les bords de l’Arize, aux portes de la grotte, dit-on.

La grotte est surprenante et ce sont des objets qui nous racontent le mieux ses histoires singulières. Elle a toujours été, et ce, à  travers les siècles, une fabrique d’imaginaire. C’est pour cette raison que la création la plus contemporaine entre en écho avec le site depuis 2008 à  travers des œuvres d’artistes contemporains connus ou émergents sur la scène artistique internationale.
C’est un lieu marqué par ses occupations historiques. Après les occupations préhistoriques, la fréquentation du site s’est poursuivie et a laissé des traces plus ou moins importantes.
Les découvertes vont de l’âge des métaux jusqu’aux traces gallo-romaines et même médiévales : poteries gauloises, épingles à cheveux gallo-romaines en ivoire, tessons de poterie vernissée. Les témoignages de l’activité humaine se sont accumulés dans les cavités et ont permis de
Caza d’oro, Centre International d’Art Contemporain, Résidences d’artistes
Le Mas d’Azil est un de leurs plus anciens habitats en Ariège.
Ces occupations se sont ensuite perpétuées dans l’épipaléolithique, avec la culture azilienne (autour de 10 000 ans) et dans le Néolithique (vers 8 000 ans). La renommée du site vient principalement de cette culture identifiée par Edouard Piette en 1889 et à  laquelle le Mas-d’Azil a donné son nom (site éponyme) : Azilien.
L’histoire de la grotte est également liée aux manifestations artistiques
Elles sont principalement représentées par des galets peints à  l’ocre rouge, dont la signification reste encore énigmatique. La grotte, lieu dédié aux créations passées, est aujourd’hui à  nouveau dédiée en partie à  la création contemporaine.
Créant un dialogue entre les lieux du patrimoine historique et l’art contemporain, Caza d’oro élabore ainsi une identité spécifique, au croisement de l’image, du temps et du patrimoine paysager et bâti, avec un parti pris pour la jeune création.
Pour les artistes invités, entrer à  Caza d’oro, c’est re-convoquer plus de 35 000 ans d’histoire et s’initier à  de nombreuses ressources, sources & ressourcements innovants.
Le débat sur les expositions d’art contemporain dans des lieux patrimoniaux Le débat sur les expositions d’art contemporain installées dans les sites patrimoniaux ou monuments historiques est loin d’être clos et reste passionnant car il pose la question de la place que l’on réserve au patrimoine et à l’art contemporain dans notre société moderne, de notre perception du passé et du présent, de sa mise en scène et de son authenticité, de sa relation au temps. Le site de la grotte contient le temps, dit-on, sous forme de mémoires accumulées et il est contenu dans et par la temporalité, dont l’artiste invité donne une image expressive.
Une réflexion s’est ainsi installée depuis 2008 au sein de Caza d’oro quant à  ce possible dialogue qui s’est instauré avec talent en Ariège.
La grotte, l’art contemporain & le design
Depuis 2003, la création la plus moderne qui soit, raconte au public l’histoire de la grotte.
Et depuis 2013, tous les deux ans, des artistes sont invités à  venir créer au Mas-d’Azil des œuvres spécialement conçues pour le site.
En 2015, une cavité qui est la salle Mandement dite Dewoitine ainsi que dans son prolongement le Petit-Promontoire, sont dédiés à  ce travail de recherche, de création et d’exposition.
Cette exposition estivale intitulée «DreamtimeV, At first light» propose ainsi au visiteur une page de l’histoire de l’archéologie dans la grotte et aussi un autre regard sur l’architecture naturelle de la cavité, à travers une mise en lumière et en image spécifique de l’histoire du site et ce, dans le respect de l’art, des lieux, de la biodiversité et du public.
Caza d’oro a désiré illustrer une thématique plastique qui est celle des frontières entre l’art et le design. Une inter-discipline s’est alors vite imposée parallèlement qui est « Art-Science-Technologie ».
En conclusion, Caza d’oro nous démontre une fois de plus que l’on peut construire un autre récit grâce à l’art contemporain. Le statut de l’oeuvre d’art est également questionné : « serait-elle bien, peu à  peu, devenue un fond de décor pour toute une société ?».
On pourra y voir des œuvres originales de Dominique Gonzales-Foerster et de Damien Aspe. Damien Aspe a été invité à  créer en 2014-2015 des œuvres spécialement pour la salle de la grotte dite Dewoitine, il a été accueilli en Ariège durant une année par les Résidences d’artistes Caza d’oro.
Caza d’oro, Centre International d’Art Contemporain, Résidences d’artistes
Descriptif des oeuvres exposées
«Ann Lee in Anzen Zone» est une oeuvre vidéo projetée sur écran de Dominique Gonzalez-Foerster, elle est moderne et narrative.
Choisie parmi les collections du musée Les Abattoirs-Frac Midi-Pyrénées de Toulouse, elle offre au public de la grotte son mur d’image virtuelle où le personnage Ann Lee est projeté dans un dispositif de jeu de miroir intemporel ou trans-temporel à  travers ses déambulations.
Elle dialogue avec elle-même, dans une langue imaginaire, peut-être transhistorique, rappelant celui de Magda, la jeune magdalénienne rencontrée dans la salle du petit musée. Ann Lee est à la recherche d’un refuge, d’un abri, d’une grotte, la grotte du Mas-d’Azil fut un refuge qui paraît avoir, au cours des âges, joué un rôle protecteur lors des périodes difficiles et troublées, c’est donc le lieu idéal pour Ann Lee. La projection de cette œuvre vidéo est aussi un clin d’œil aux parois ornées de figures qui semblent empreintes d’un mouvement perpétuel que l’on retrouve en périodes préhistoriques. Cette œuvre crée une passerelle trans-technologique pertinente. L’artiste pointe également en son œuvre la profusion d’images, qui passent aussi vite qu’elles arrivent, ne se « fixant » pas de manière pérenne, elle raconte ainsi notre civilisation livrée aux flux et à l’éphémère. Les «lustres Mandement, Piette et Richelieu» de Damien Aspe, sont des sculptures issues de sa résidence de création à Caza d’oro et à la grotte. Ils répondent à  l’histoire de la grotte du Mas-d’Azil et illustrent un axe fort de recherche «Art & Design et Science & technologies».

« Un lustre Mandement » est une œuvre sculpturale et à  la fois design suspendue à  la voûte et installée sur le Petit- Promontoire, elle est visible depuis le circuit des visites, à  la sortie de la Galerie de l’ours et également depuis la route traversant la grotte.
L’œuvre est un hommage à  l’archéologue Joseph Mandement 1876-1958. Joseph Mandement a en effet travaillé à  un dégagement important de la grotte du Mas d’Azil et y a réalisé d’importantes découvertes (crâne humain, peintures etc). Il participa également à  la mise en valeur touristique du site et en fut le conservateur de 1936 à  1958. Description : Lustre à  pampilles dans la salle que Mandement a découvert en 1937, de style XX ème siècle = période Art déco.
Le XX ème siècle a connu la découverte des semi et supra-conducteurs, dont la lampe code C. Les pampilles sont en forme de « propulseur» qui est le symbole du village Le Mas-d’Azil, issu de la période magdalienne « “ 14 000.

« Un lustre Piette » est une œuvre sculpturale et à la fois design suspendue à  la voûte de la salle Mandement hors zone de chauves-souris, en face de l’entrée de la galerie ornée dite au masque. L’œuvre est un hommage à  Edouard Piette 1827-1906 qui réalisa les premières fouilles scientifiques du 19ème siècle avec mise en évidence de la culture Azilienne accompagnées de grandes découvertes archéologiques.
Description : lustre de style Directoire/ Empire, XIXème siècle, 1860 correspond à la période des premières fouilles à la grotte du Masd’Azil. Les pampilles sont en forme de «galets peints» représentant la période azilienne « 10 000 ». Le XIXème siècle a connu la découverte de l’électromagnétisme et la production de l’électricité et de l’ampoule.

«Un lustre Richelieu» posé au sol en référence à  la découverte du feu en période préhistorique. L’œuvre est une référence à  un fait historique marquant qui fut le «siège du Mas-d’Azil», en effet en septembre 1625, le maréchal De Thémines, brillant militaire rompu aux combats difficiles, est envoyé par Louis XIII et son premier Ministre Richelieu, avec de nombreuses troupes pour réduire la poche de résistance que représente le village du Mas d’Azil, Richelieu ordonna l’explosion du plafond de la salle du Temple. Description : de style Régence, XVIII ème siècle car en 1625, période de guerre de religion. Les pampilles sont en forme de silex de verre taillé, période magdalénienne  « 13 000 ». Le XVIII ème siècle a connu la découverte du phénomène électrique. L’exposition des œuvres a strictement respecté les cahiers des charges précis imposés par le Ministère de la Culture et de la Communication, Drac Midi-Pyrénées, Service de l’archéologie et par la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, Midi-Pyrénées pour la préservation et la gestion des ressources, le patrimoine naturel, les sites et les paysages, la biodiversité.

Ce projet d’exposition s’inscrit dans un travail réalisé depuis près de 10 ans par l’association, Caza d’oro, implantée au Mas-d’Azil.
Ce programme artistique est partie intégrante de la politique d’accueil d’artistes et de diffusion culturelle conduite par Caza d’oro en Ariège et par celle de diffusion des œuvres des collections mises en place sur le territoire de Midi-Pyrénées par les Abattoirs Frac Midi-Pyrénées.