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Curriculum vitae

Dimitrov Rumen parcourt le monde depuis une quinzaine d’années en laissant des traces de ses interventions  dans le paysage de production. Avec une grande sensibilité il s’adapte à chaque nouvelle situation. En 1999 Rumen fonde en Bulgarie le Artgroupe DUPPINI, qui organise depuis 2012 un festival international à  Grabovtsi. Monsieur Rumen a été l’invité de plus de 70 symposiums, résidences, landArt projets et événements. Il a gagné de nombreux prix internationaux comme l’ Allianz Bank Award en 2011 ou le Prixsécial deu Sea Art Festival en Corée du Sud à  la Bussan Biennale. Il est un amoureux de la nature et travaille très souvent avec du matériel naturel comme du bois ou de la pierre. Dans ses derniers travaux, de grandes œuvres,  il a essayé d’ exhorter le spectateur à  ressentir la magnanimité de la nature.

Rumen désire que le visiteur rentre en interaction avec ses créations. Pratiquement chaque œuvre associe la lourdeur du matériel avec le mouvement. Rumen affiche un style de travail inachevé robuste et rustique, mais présentant une qualité très sensible.

Il fait des études approfondies du site où il va intervenir et essaie de mettre en dialogue son travail avec le lieu de l’installation. Souvent il produit des œuvres éphémères sans éléments extérieurs au site, sans perturber le lieu d’intervention. Le processus de création est aussi important que l’œuvre finale.

En résidence à Caza d'oro

Sur le terrain du golf à  Montardit, j’ai commencé à  ne travailler avec aucune idée précise et très vite, après la première visite, est venue l’idée concrète. En fait, tout tourne autour d’une tasse que j’avais vue dans la fourche d’un arbre énorme. Ma démarche est celle d’un artiste travaillant dans le domaine du Land ART avec des installations, des sculptures qui sont liées spécifiquement à l’endroit du site de la réalisation. J’adore m’exprimer, dans mes installations, avec humour et une certaine présence surréaliste. Une sorte de rêverie. Dans le cas précis de Montardit, je suis parti d’une chaise énorme qui surgit d’un magnifique mur que j’ai remarquée dès ma première visite du lieu : j’ai voulu mettre en dialogue ce mur avec l’espace libre du champ vert qui se trouve derrière. De là , partent des arches constituées de branches traduisant la trajectoire des rebonds d’une balle de golf, qui dirige le regard vers l’installation principale en contre-bas.
Il s’agit d’une immense table et de trois chaises à  demi enterrées, inclinées selon différentes directions, comme immergées dans le paysage. Sur cette table, une énorme tasse déverse son liquide, mouvement symbolisé par les branches.

Pour l’exposition qui va être présente au Mas d’Azil dans la salle de l’exposition du Centre Culturel Multimédia et dans la cour, je suis parti du travail du bois, guidé par différentes combinaisons et thématiques qui me préoccupent ces dernières années. Chaises, pigeonniers, forme positive et négative, construction et déconstruction, mouvement et stabilité, place du regardeur / visiteur en dialogue avec l’objet sculpté, beaucoup de questionnements formels. note d’artiste / mai 2016