En 2016 l’association Caza d’oro a décidé d’orienter ses projets de résidence et de création autour d’une thématique : Le Land art. Aussi chaque artiste sélectionné cette année a proposé une installation en lien avec les paysages ariégeois. «Déversoir» s’inscrit donc dans une continuité de création au sein du territoire ariégeois. Cet ensemble de trois installations est un parcours de Land art.

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Dimitrov Rumen

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Installées à  Montardit sur le terrain du golf « Le comptoir » accès libre selon les horaires du golf.

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Masami

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« Transition en temps libres »

c’est le titre de l’œuvre in situ spécialement créée par l’artiste MASAMI, en août 2016 pour la forêt en face de l’Abbaye de Combelongue à Rimont

Masami est une artiste japonaise dont l’œuvre est ponctuée de va-et-vient entre les cultures du monde rencontrées lors de ses pérégrinations.

Elle pratique le yoga qu’elle enseigne, à travers lequel elle puise des apports théoriques, ainsi toutes les forces du corps et de l’esprit sont convoqués de manière permanente dans son travail d’artiste.

Elle dit rechercher également « Ã  opérer ou mettre en exergue des corrélations entre l’architecture ancienne, la civilisation moderne, la nature, le paysage et ses œuvres. »

Pour ce travail réalisé lors d’un séjour passé en Résidence de création à Caza d’oro, Centre international d’art contemporain, Résidences d’artistes, d’Ariège, Masami a été invitée à œuvrer sur ce site, à l’Abbaye de Combelongue de Rimont qui possède un jardin labellisé remarquable. Ce fut bien là, pour elle, un défi difficile à relever. Difficile, pourquoi ?

A cause du « jardin remarquable » travaillé par le propriétaire de l’abbaye comme une véritable œuvre d’art. En effet le jardin se joue de ses sous-bois, de ses allées, de ses plantations, taillés conceptuellement et de ses alentours aussi, véritables paysages sculptés par le jardinier et paysagiste des lieux.

Masami nous raconte que dès son arrivée à Caza d’oro, au Mas d’Azil, en Ariège,  elle a côtoyé l’histoire et la préhistoire, ses grottes, ses dolmens, ses lieux sacrés et cultuels, ses traces de civilisations passées, ses architectures et ses cultures. L’énergie ancestrale y a touché son âme, elle l’a guéri profondément. Elle a touché à la semence de son corps. Elle l’a poussé à voyager dans le temps passé, présent et futur et elle a ainsi pu réaliser que toutes ces périodes en réalité coexistaient en parallèle dans le présent.

Répondant à ce moment subtil, elle a donc décidé de créer une sorte d’architecture composée de fil de lumière. Une œuvre  en suspension dans l’espace d’une forêt sauvage, installée en face de l’abbaye et en relation directe avec son jardin remarquable car cette forêt est lue comme une ligne de perspective depuis les terrasses et le jardin de l’abbaye.

L’œuvre se situe pour Masami dans la marge étroite entre une période concrète et une autre imaginée, période qui serait alors un passage de transition dans le temps, entre le passé, le présent et le futur. Elle peut être aussi lue comme une sorte de projection transhistorique à plusieurs dimensions. Elle est dans tous les cas ce que Masami définit « une architecture du temps libre  », dans laquelle les détails concernant la période de création ne sont pas reconnus. Elle glisse formellement dans les deux dimensions qui sont spatiales et temporelles.

Elle raconte l’imaginaire fantastique de la forêt. Elle fait appel à la mémoire, elle re-convoque l’histoire et/ou la mythologie, les fantasmagories primitivistes, la dimension maléfique de son chaos, une tonalité de conte gothique, elle est le lieu idéal de tous les mystères.

La dimension fantastique de la forêt tient en outre à ce qu’elle constitue elle-même un fantôme, « elle incarne la vision nostalgique d’un passé mythique, tout d’unité et d’authenticité, sur-investi psychiquement dans un geste de réaction désenchantée à la modernité. Espace dès lors lié à la crise mélancolique et à la manifestation d’une proto-conscience écologique, la forêt n’en demeure pas moins un lieu essentiel de mystère et de terreur dans l’art et la littérature du XXIe siècle. » Cf Lambert Barthélémy. L’arbre est bien-sûr légendaire, mythologique et fantastique.

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Jean-Charles Remicourt-Marie

Inauguration le 26 novembre au lac de Carla Bayle à 15h30. (Programmation)

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Pour cette troisième et dernière résidence de l’année 2016 c’est l’artiste Jean-Charles Remicourt-Marie qui est invité à réaliser l’installation Déversoir, autour du lac du Carla-Bayle.

Lorsque nous parlons de paysage nous le définissons bien souvent par l’image d’un horizon lointain qu’il s’agirait de contempler. Cette vision assez commune soustrait cependant de nombreux éléments constitutifs du paysage et notamment celui du son.

L’installation Déversoir, sort de siphon circulaire de 6 mètres de diamètre pour 2,5 mètres de profondeur, reprend le profil de certains éléments architecturaux que l’on peut apercevoir dans les lacs artificiels anglo-saxons. Ce dispositif, dont la fonction initiale est la régulation du niveau de l’eau, est détourné afin de devenir un espace où le spectateur va s’engouffrer pour se soustraire au paysage l’espace d’un instant.

L’isolation visuelle et acoustique au centre de l’installation propose ainsi au spectateur d’être dans une situation d’écoute , de créer un contexte où notre ouïe seule va recomposer le paysage.

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