Actuellement en résidence : JC POLIEN

Les expositions : de janvier à avril 2012 : Le CAMSP à Foix avec une œuvre de Suzanne Husky, les écoles maternelles de Tarascon sur Ariège avec Elodie Lefebvre, de Pamiers Gabriel Fauré avec Jean-Luc Favero, de Saint Paul de Jarrat avec Jean-Luc Favero,l’école maternelle et primaire de Le Mas d’Azil avec Sylvain Auburgan et la cité scolaire de Mirepoix (SEGPA) avec Sonia Khenfech.

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Parant Jean-Luc

Parantosaure

C’est la grotte originelle que Jean-Luc Parant a célébré ici, avec son installation de milliers de boules qui dévalent la pente naturelle de la montagne s’effondrant en contrebas dans la rivière. Pour l’artiste-poète, c’est dans et à partir de la grotte que s’est joué l’essentiel de l’humanité : le passage des ténèbres à la lumière, celui de l’animal à l’homme, ou du cri au verbe. C’est pour cela que ses ancêtres artistes auraient peint des animaux « insaisissables » sur la pierre, dans le ventre de la terre. Geste qu’il reconduit et réactualise avec la sculpture du « Parantosaure », créature hybride de main, de pattes, de boule, de ventre et de tête, à voir de face comme de profil, « les yeux dans les mains ».

Biographie

est né en 1944 à Tunis en Tunisie, à quelques milliers de kilomètres de l’endroit où il viendra vivre quelques années plus tard avec Titi, qu’il rencontre à l’âge de 17 ans, et où il réalise ses premiers murs d’yeux en cire et écrit ses premiers textes sur les yeux qui sont autant d’hommages aux yeux de celle qu’il aime.

Michel Butor fut le premier à lui acheter ses « murs d’yeux » et ses « tableaux-boules ». Depuis 1975, ses œuvres ont été montrées à la Fondation Maeght, à Paris au Centre Georges Pompidou, au Musée d’Art moderne, à la Galerie du jour/Agnès B., à la Galerie de France, à la Galerie Lara Vincy, aux musées d’art contemporain de Lyon et de Marseille, à Anvers, à San Diego et ailleurs…

« J’écris des textes sur les yeux pour pouvoir entrer dans mes yeux et aller là où mon corps, ne va pas, où je ne suis jamais allé avec lui, où je ne me rappelle pas avoir été touchable. Pour aller là sur la page, dans ma tête, dans l’espace. Je fais des boules pour pouvoir entrer dans mes mains et aller là où mes yeux ne vont pas, où je ne suis jamais allé avec eux, où je ne me rappelle pas avoir été visible. Pour aller là dans la matière, dans mon corps sur la terre. J’ai rencontré ma femme qui avait alors quatorze ans et que j’ai tout de suite appelé Titi, elle m’écrivit tant de fois « je t’aime », dans des lettres, sur des cahiers, qu’elle finit par le tracer sur des feuilles de papier puis le peindre sur des toiles jusqu’à en faire une œuvre. »

Créateur de la Maison de l’art vivant, il est l’auteur d’une centaine de livres. Il travaille sur tout ce qui touche aux sphérités. Il expose ses œuvres, entre autres, à la fondation Maeght, au centre Georges Pompidou ou encore au Musée d’art moderne de la ville de Paris. Il est marié à la plasticienne Titi Parant dont le travail est indissociable. Titi et Jean-Luc Parant ont pendant de longues années mené un travail commun. Complicité, partage, tout le travail de Titi Parant est un dialogue constant avec celui de Jean-Luc, les dessins et les lettres de Titi « s’accouplent » aux boules et aux poèmes de son compagnon, faisant que vie et création artistique se confondent totalement chez cette artiste.