Actuellement en résidence : JC POLIEN
« L E S C O N T E M P O R A I N S »
“Ce n’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons dans le temps.”
Un ensemble d’individus, d’apparence uniforme, cachent et remplacent leurs visages par des horloges. Ces horloges confèrent à ce collectif de sculptures en plâtre l’exactitude du temps présent. Ces contemporains ne deviendront jamais des antiquités. : ils seront toujours à l’heure du jour !
Dès les années 80, Gloria Friedmann a développé un travail où la nature, omniprésente, apparaît dans un rapport conflictuel avec la politique et l’économie. Au-delà du militantisme vert, l’artiste aborde des sujets d’ordre métaphysique et exprime un présent tiraillé entre un futur incertain et des origines inaccessibles. Elle met ainsi à nu la solitude existentielle de l’homme et la fragilité de la vie terrestre jouet d’un maître de cérémonie invisible et inaccessible. Cependant, le tragique côtoie l’humour et si elle invente des allégories sculpturales d’une efficacité immédiate, tranchante, blessante, elle renouvelle le genre de la danse macabre, en riant.
De ses premières parodies de paysages à ses vanités comiques, Gloria Friedmann ne s’envisage pas comme une artiste à message :
“Je n’ai pas mieux compris que les autres, je suis comme tout le monde mais j’aime trouver la forme juste d’une idée – juste et inattendue.”
BEBOPAPOKALYPSE, 2010
Installation: squelette et parterre de fleurs; dimensions variables Production DreamTime 2
Collection de l’artisteCette danse macabre multicolore se présente comme un prototype du paradis. Installée à la dernière station du parcours de la grotte – avant d’atteindre l’autoroute du “Grand Eternel” – elle évoque une nouvelle forme de nature quand il n’y aura plus personne pour la penser; un syncrétisme de la vie et de la mort afin pour mieux supporter notre issue fatale.
Dès les années 80, Gloria Friedmann a développé un travail où la nature, omniprésente, apparaît dans un rapport conflictuel avec la politique et l’économie. Au-delà du militantisme vert, l’artiste aborde des sujets d’ordre métaphysique et exprime un présent tiraillé entre un futur incertain et des origines inaccessibles. Elle met ainsi à nu la solitude existentielle de l’homme et la fragilité de la vie terrestre jouet d’un maître de cérémonie invisible et inaccessible. Cependant, le tragique côtoie l’humour et si elle invente des allégories sculpturales d’une efficacité immédiate, tranchante, blessante, elle renouvelle le genre de la danse macabre, en riant.
De ses premières parodies de paysages à ses vanités comiques, Gloria Friedmann ne s’envisage pas comme une artiste à message : “Je n’ai pas mieux compris que les autres, je suis comme tout le monde mais j’aime trouver la forme juste d’une idée – juste et inattendue.”
Gloria Friedmann
Née en Allemagne en 1950
Vit et travaille à Aignay-le-Duc et Paris
Dans les années 80, Gloria Friedmann a développé un travail où la nature est omniprésente et apparaît notamment dans son rapport conflictuel avec le politique, l’économique et les contradictions qui en découlent. En mariant formes minimalistes et préoccupations écologiques, elle cherchait à montrer que L’Homme d’aujourd’hui apparaît pris au piège par les enjeux économiques et industriels d’un développement effréné pourtant initialement issu du désir purement humain de créer un monde meilleur.
En mettant en scène les rapports qu’entretient l’espèce humaine avec son écosystème, elle interroge l’évolution de l’humanité avec ses doutes et ses errances. Car son œuvre ne se limite pas à l’expression d’une idéologie soucieuse de défendre la nature et de dénoncer les agressions de l’homme. Au-delà du militantisme vert, l’artiste aborde des sujets d’ordre métaphysique et exprime un présent suspendu entre un futur incertain et des origines inaccessibles. De cette manière, elle met à nu la solitude existentielle de l’homme et mène une interrogation primordiale sur la fragilité de la destinée humaine. Elle évoque la précarité d’une vie sur terre dont la durée est jouée au hasard d’une loterie cosmique tenue par un grand maître invisible et inaccessible.
Avec lucidité mais aussi humour, l’artiste aligne des images qui évoquent la vulnérabilité, celle des corps mais aussi des esprits. Ainsi, elle peut actuellement réaliser des vanités comiques : un squelette argenté peut se retrouver assis autour de pendules roses bonbons ou un homme peut tenir dans ses bras le squelette d’une mariée au long voile affublé d’un long nez rouge. Le squelette au voile est une figure récurrente des films d’épouvante mais le nez rouge à la Pinocchio contredit le premier effet macabre. Ne reste alors que le grotesque d’un amour parfait qui ne se réalise jamais.
Entre l’humour de ses premières parodies de paysages et cette pensée des fins dernières qui l’habite depuis toujours et qu’expriment ses Vanités, Gloria Friedmann préfère l’entremêlement des deux plutôt qu’un choix bien défini. Le macabre côtoie l’humour et la douceur du rêve la réalité la plus sinistre. Elle invente des allégories sculpturales d’une efficacité immédiate, tranchante, blessante. Elle renouvelle le genre de la danse macabre, en riant.
« J’aime que l’œuvre dise quelque chose et que la personne en face d’elle reçoive quelque chose. Mais je ne suis pas une artiste à message pour autant. Je n’ai pas mieux compris que les autres, je suis comme tout le monde, mais j’aime trouver la forme juste d’une idée – juste et inattendue. »
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