Actuellement en résidence : JC POLIEN

Les expositions : de janvier à avril 2012 : Le CAMSP à Foix avec une œuvre de Suzanne Husky, les écoles maternelles de Tarascon sur Ariège avec Elodie Lefebvre, de Pamiers Gabriel Fauré avec Jean-Luc Favero, de Saint Paul de Jarrat avec Jean-Luc Favero,l’école maternelle et primaire de Le Mas d’Azil avec Sylvain Auburgan et la cité scolaire de Mirepoix (SEGPA) avec Sonia Khenfech.

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Hill Gary

Courtesy Galerie insitu Fabienne Leclerc

Avec « Up again down » créée en 2008 et réinstallée par l’artiste dans la Salle Mandement, le corps fragmenté projeté directement sur la paroi fait écho à l’art pariétal préhistorique. Une
vibration renforcée par le son de basse qui peut être comparé à une forme de transe. Les œuvres de Gary Hill mettent le spectateur au centre de leur dispositif : la plupart d’ailleurs
n’existent que par cette présence tandis que d’autres le mettent véritablement à l’épreuve. Le corps, fragmenté, est la voie d’accès au processus mental. A travers des dispositifs très
variés, Gary Hill produit des représentations d’actes de langage. Il s’interroge sur la « physicalité du langage », explorant les réseaux complexes qu’entretiennent les mots et les
images. Ses vidéos traitent essentiellement du renvoi permanent de l’image au langage. Si le langage a une telle prépondérance dans son travail, c’est qu’il est conçu comme son propre
générateur: le langage se réfléchit en même temps qu’il est produit et perçu. Les images sont infiltrées par la voix et le texte, par la scansion de phrases, de mots qui proviennent à la fois
du langage parlé et du langage écrit. Il s’intéresse au langage non seulement comme un vecteur de sens, mais aussi comme producteur de son, phénomène physique dont il peut explorer les propriétés.

A quinze ans, après avoir partagé son temps entre le surf et le skateboard, Gary Hill s’intéresse à la sculpture. Fasciné par le processus de transformation de l’acier, il se consacre à la soudure sur des structures métalliques. Ses références, principalement Picasso et Giacometti, sont alors largement inspirées de l’art européen. Il termine sa formation générale au lycée en 1969 et se rend sur la côte Est pour étudier à la Art Students’ League de Woodstock. Après un mois d’enseignement à Woodstock, il décide de travailler de manière indépendante et partage l’atelier d’un de ses professeurs, le peintre Bruce Dorfman.
Gary Hill explore alors la dimension sonore de ses sculptures métalliques, enregistrant et modifiant les vibrations qu’elles génèrent. Ses travaux sur le son le familiarisent d’emblée avec le matériel électronique, puis le mènent de façon décisive à la pratique de la vidéo. En 1973, empruntant un équipement Portapack au Woodstock Community Video, où il est artiste en résidence, il filme sa première oeuvre vidéo, une sorte de documentaire où il enregistre les réactions des habitants de Woodstock suite à la performance qu’il vient de réaliser avec Jim Collins dans les rues de la ville. L’exploration des propriétés technologiques de la vidéo et l’utilisation des outils électroniques le conduisent à se détacher de la culture de l’objet d’art, la vidéo lui procure une accessibilité plus immédiate et plus directe à sa pensée artistique.

Dans le même temps, la proximité géographique de New York et ses musées, notamment le Metropolitan Museum of Art, lui permet de découvrir l’avant-garde artistique américaine. « [...] I began to see art in New York, and the thing that really overwhelmed me was a show at the Met called 1940-1970 [...]. I was knocked out, and went through a lot of different attitudes in my own work. »1

De 1974 à 1977, il est artiste en résidence puis coordinateur du laboratoire vidéo du Woodstock Community Video et de l’Experimental Television Center de Binghamton, New York, où il a accès à du matériel de plus en plus sophistiqué. Cette période correspond aussi à la création, avec Walter Wright et Sara Cook, de Synergisme, une association qui produit des performances multimédia faisant intervenir danse, vidéo et musique.
En 1976, Gary Hill s’équipe avec son propre matériel et commence une collaboration avec David Jones, créateur d’appareils électroniques qui lui permettent d’élargir son champ d’exploration de la bande analogique et de découvrir l’image digitale. « David had designed an analog-to-digital converter, which led to others things, culminating in a small frame buffer [...]« 2 Son processus de création doit alors beaucoup à des improvisations visuelles répétées jusqu’à obtention de l’effet voulu. Entre 1977 et 1979, il fonde et dirige l’Open Studio Video Project à Barrytown et entre en résidence d’artiste à Synapse, groupe de production et de diffusion lié à l’université de Syracuse.
L’année 1979 marque le tournant d’une oeuvre plutôt orientée vers des recherches expérimentales. Après sa rencontre avec les poètes George Quasha et Charles Stein, Gary Hill débute un travail d’expérimentation avec le langage, qui fait évoluer le vocabulaire qu’il a créé auparavant. Il s’intéresse au langage non seulement comme un vecteur de sens, mais aussi comme producteur de son, phénomène physique dont il peut explorer les propriétés.
Entre 1980 et 1984, il acquiert le statut de professeur intervenant et exerce dans plusieurs écoles d’art comme la State University de New York (SUNY) à Buffalo ou le Bard College à Annandale-on-Hudson (Etat de New York) ; il multiplie les participations à différents jurys de bourses, festivals et conseils d’administration.

Il obtient en 1984 une bourse universitaire pour le Japon puis une résidence chez Sony Corporation, qui aboutissent en 1985 à la production de la bande URA ARU (The Backside Exists), sorte de palindrome visuel et acoustique de 28 minutes. Il réalise un premier travail narratif avec des acteurs dans la bande Why do Things Get in the Muddle (Come on Petunia), inspirée et par des textes littéraires (Alice au pays des merveilles et Au-delà du miroir, de Lewis Caroll) et par un ouvrage de théorie critique (Steps to an Ecology of Mind, de Gregory Bateson 3).
L’année 1985 marque le retour de Gary Hill sur la côte Ouest des Etats-Unis, à Seattle, où il établit le programme d’enseignement de la section vidéo du Cornish College of Art. Il continue ses travaux artistiques en dehors des frontières, réalisant en 1988 une installation intitulée DISTURBANCE (among the jars) pour le Centre Georges Pompidou à Paris.

Sa production de bandes vidéo s’espace peu à peu, jusqu’à la dernière, Solstice d’hiver (1990), pour laisser progressivement place à des installations, résultant d’une interaction plus complexe entre l’image vidéo, son support de diffusion et sa mise en espace. En plus de la question du « Qu’est-ce que je montre ? » se pose celle du « Comment je le montre ? », dont la réponse passe par la négation du téléviseur en tant qu’objet du quotidien. L’installation détourne le spectateur de la linéarité de la bande vidéo : « In the tape, you’re on the outside watching. In the installation, you’re inside [...]. You’re constantly looking over your shoulder, walking up and down in a thoroughfare of images. »4

Gary Hill refuse de se définir comme vidéaste et préfère se considérer comme un artiste qui prend en compte les spécificités de son médium de prédilection, la bande vidéo, pour mieux les exploiter dans ses installations, en créant un nouvel espace d’interprétation de l’image pour le spectateur.
La renommée internationale de Gary Hill se confirme dans les années 90 avec une succession d’expositions collectives (dont Passages de l’image en 1990 au Centre Georges Pompidou à Paris) et personnelles (en 1992 dans les Galeries contemporaines du Centre Georges Pompidou), de participations à des manifestations internationales (en 1992 à la documenta 9 de Cassel) et à des Biennales d’art (comme celle du Whitney Museum of American Art à laquelle il participe depuis 1981, ou celle de Lyon en 1995 et 1997).

En 1997, reprenant ses recherches initiées avec l’association Synergisme, il crée avec la danseuse et chorégraphe Meg Stuart la pièce Splayed Mind Out, une performance qui combine danse, vidéo, musique et littérature, dans laquelle il devient un acteur à part entière.
Tout au long de son parcours artistique, Gary Hill fait évoluer sa définition du créateur d’images : passant tour à tour du rôle de technicien féru de découvertes technologiques dans les années 70 à celui de linguiste du médium électronique au tournant des années 80, il devient metteur en scène d’images dans des installations, puis s’implique en tant qu’acteur, avec Splayed Mind Out, dans un espace de théâtre complètement assumé, la scène, où convergent plusieurs pratiques artistiques.

Gary Hill
Né en 1951, Santa Monica, Californie
Vit et travaille à Seattle, Washington

Solo exhibitions

2009
Lecture, Auckland University of Technology, Auckland, New Zealand
Lecture, The school of Design of the University of Pennsylvania, Philadelphia, PA
Fundacion Centro Cultural Chacao, Caracas, Venezuela
Art of Limina: Gary Hill, Slought Foundation, Philadelphia, PA
Artist’s talk and book launch for An Art of Limina: Gary Hill’s works and writings, Henry Art Gallery, University of Washington, Seattle, WA
Christchurch Art Gallery, Christchurch, New Zealand, 30.05/30.08.2009
St Paul Street Gallery, Auckland University of Technology, Auckland, New Zealand
Slought Foundation, Philadelphia, USA

2008
Fundacion Cultural Chacao, Caracas, Venezuela (with spanish version of Remarks on Color, Remembering Paralinguay and single channel works
It’s turtles all the way down, Galerie In SITU Fabienne Leclerc, Paris, France
Fundacion Cultural Chacao, Caracas, Venezuela

2007
« Scenes and Traces – From the Collection: Design, Phtography and Video Art », The Newark Museum, Newark, New Jersey, USA
911 Media Arts, Seattle, USA
« The Screen Eye or the New Image: 100 Videos to rethink the world », (traveling exhibition), MNAC / The National Museum of Contemporary Art, Bucarest, Romania
« Gary Hill », IMAI (Inter Media Art Institute), Dusseldorf, Germany
Gladstone Gallery, New York, USA
Art Köln, Köln, Germany
« Gary Hill : Images of Light », Museo de Arte Abstracto español, Cuenca, Spain

2006
« Gary Hill », Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
Villa Medicis, Rome, Italy
« Gary Hill: Images of Light », Museu d’Art Espanyol Contemporani, Palma de Mallorca, Spain
« Gary Hill », Donald Young Gallery, Chicago, USA

2005
Museu d’Art Espanyol Contemporani, Palma de Mallorca, Spain

2004
« Gary Hill: Language Willing », travelling solo exhibition organized by the Boise Art Museum, Northwest Museum of Art & Culture, Spokane, WA
 » Lateral Thinking : Art of the 1990’s « , Hood Museum, Darthmouth University, Hannover, New Hampshire
Katherine E. Nash Gallery, University of Minnesota, Minneapolis, USA
« Gary Hill : Language Willing », Boise Art Museum, Arizona State Univeristy Art Museum, Tempe, USA
« Gary Hill : selected works 1973-2003″, Museum of Contemporary Art, Taipei, Taiwan

2003
« Gary Hill: Selected Works 1973 – 2003″, and « Black Performance », Museum of Contemporary Art, Taipei, Taiwan
Boise Art Museum, Boise, ID (travelling exhibition)

2002
« Gary Hill: à Belsunce », La Compagnie, Marseille, France
Rose Art Museum, Brandeis University, Waltham, MA
Handwerker Gallery, Ithaca College, Ithaca, NY

2001 – 2002
« Gary Hill: Selected Works », Kunstmuseum Wolfsburg, Wolfsburg, Germany. Travelled to: Centro Cultural de Belém, Lisbon, Portugal, 2002 – 2003.

2001
« Hill(scape) », Extra Microwave Media Art Festival (organized by Videotage), Hong Kong Cultural Centre, Hong Kong
The Winnipeg Art Gallery, Winnipeg, Manitoba, Canada
« Gary Hill: Remembering Paralinguay », in SITU Fabienne Leclerc, Paris, France
« L’écriture vidéophage – les bandes vidéo de Gary Hill », La Compagnie, Marseille, France
« Gary Hill », 13th Videobrasil Electronic Art International Festival, São Paulo, Brazil

2000 – 2001
« Gary Hill: The Performative Image », WATARI-UM, The Watari Museum of Contemporary Art, Tokyo, Japan, and Towers Plaza Hall, Nagoya, Japan
Sprengel Museum, Hannover, Germany

2000
Donald Young Gallery, Chicago, IL
London Regional Art and Historical Museum, London, Ontario, Canada
Centro Cultural Recoleta, Buenos Aires, Argentina
Museo Caraffa, Córdoba, Argentina

1999
Aarhus Kunstmuseum, Aarhus, Denmark
School of the Museum of Fine Arts, Boston, MA
« Gary Hill: Video Works », NTT InterCommunication Center (ICC), Tokyo, Japan
« A name, a kind of chamber, two weapons and a still life », Barbara Gladstone Gallery, New York, NY
Galleria Lia Rumma and Galleria Carla Sozzani, Milan, Italy

1998-1999
Whitney Museum of American Art, New York, NY
Barbara Gladstone Gallery, New York, NY

1998
Musée d’art contemporain de Montréal, Montreal, Quebec, Canada
« Visual Utterance : The Works of Gary Hill », Pacific Film Archive, University of California, Berkeley, CA
Rice University Art Gallery, Houston, TX
Fundação de Serralves, Porto, Portugal
Donald Young Gallery, Seattle, WA
Capp Street Project, San Francisco, CA
St. Norbert Arts and Cultural Centre, St. Norbert, Manitoba, Canada
Museu d’Art Contemporani, Barcelona, Spain
Center for Contemporary Images, Saint-Gervais Genève, Geneva, Switzerland
The Kitchen, New York, NY

1997
Westfälischer Kunstverein, Münster, Germany
« o lugar do outro/where the other takes place », Centro Cultural Banco do Brasil, Rio de Janeiro, Brazil. Travelled to : Museu de Arte Moderna de São Paulo, Brazil
University Art Galleries, University of California, San Diego, CA
Center for Contemporary Art, Ujazdowski Castle, Warsaw, Poland
« Gary Hill : Rétrospective de ses premières oeuvres mono-bandes », Cinéma Lux, Caen, Basse-Normandie, France

Group exhibitions

2009
Exhibition of the Musee National de l’art Moderne du Centre Pompidou, Seoul Museum of Art (SeMA), Seoul, Corée
Artist-in-residency, Auckland University of Technology, Auckland, Nouvelle-Zélande
Flight Dreams, Art Gallery of Nova Scotia, Halifax, Nova Scotia, Canada
The Book / The Tampering Mind, Arti & Amicitiae, Amsterdam, The Netherlands
2008
« Sensory Overload : Light, Motion, Sound and Optical Art since 1945″, Milwaukee Art Museum, Milwaukee, WI
« Don’t you F*** In’ Look At Me! Surveillance in the 21st Century », 911 Media Arts, Seattle, WA
« Art-Tech » exhibition, Art Taipei 2008, Taipei, Taiwan
« The Cinema Effect : Illusion, Reality, and the Moving Image, Part I : Dreams », The Hirshhorn Mu seum and Sculpture Garden, Washington, USA
« On Time », special exhibition with « China International New Media Arts 2008
« Die Lucky Bush », The Museum of Contemporary Art, Antwerp, Belgium
Donald Young Gallery, Art 39 Basel 2008, Basel, Switzerland
Seattle Art Museum, Seattle, USA

2007
« Passage du Temps : une sélection d’oeuvres de la Fondation Francois Pinault », Tri Postal, Lille, France
« Video Trajectoires: Selections from the Pamela and Richard Kramlich Collection and the New Art Trust », MIT List Visual Arts Center, Cambridge, USA
Fieldgate Gallery, London, England
« Art Video Lounge », Art Basel Miami Beach, USA
« Mouth Open, Teeth Showing : Major Works from the True Collection », Henry Art Gallery, University of Washington, Seattle, USA
« Scenes and Traces – From the Collection : Design, Photography and Video », Stedelijk Museum Amsterdam, Netherland
Centre Georges Pompidou, Paris, France
« De l’Écriture », Musée d’Art Contemporain de Montréal, Canada
Seattle Art Museum, Seattle, USA
Art Students League of New York, New York, USA
« Dieu(x), mode d’emploi », (exposition itinérante), Centro Cultural de la Villa, Madrid, Spain
« Surréalités. Traces du surréel dans l’art contemporain », Centre PasquArt, Biel, Switzerland
« The Shadow [D’Ombra]« , (exposition itinérante), Compton Verney, Warwickshire, UK
Seattle Art Museum, Seattle, USA
« Pourtraire », École Supérieure des Beaux-Arts de Rennes, France
« De L’Écriture », Contemporary Art Museum of Montréal, Canada
Centre Georges Pompidou, Paris, France
« SCHMERZ (Pain) », Hamburger Bahnhof, Museum für Gegenwart, Berlin, Germany
« Scenes and Traces – From the collection : Design, Photography and Video », Stedelijk Museum Amsterdam, Holland
« Gary Hill », Louise T. Blouin Foundation, London, Great-Britain, ( collaboration with the Fondation Cartier pour l’Art Contemporain, Paris and IMAI, Dusseldorf)
« Mouth Open, Teeth Showing : Major works from the True collection », Henry Art Gallery, University of Washington, Seattle, USA
« The Shadow (D’Ombra) », (travelling exhibition), Compton Verney, Warwickshire, Great-Britain
« 18 : Beckett », Walter Phillips Gallery at the Banff Centre for the Arts, Banff, Alberta, Canada, (exposition itinérante)
« L’oeil écran ou la nouvelle image (The screen Eye or the new image) », Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain, Luxembourg
2nde Biennale of Moscow, Russia
« Space : Places of Art », Akademie der Kunste, Berlin, Germany
Symposium Participant, « Digital Aesthetic 2″, symposium and exhibition organised by The Electronic and Digital Art Unit (EDAU) of the University of Central Lancashire, the Harris Museum and Art Gallery, Preston, Great-Britain
« On History », Fundacion Santander Central Hispano, Madrid, Spain
« D’ombra », MAN, Museo d’Arte della Provincia di Nuovo, Italy
« UBS Openings : Tate Modern Collection », Tate Modern, London, Great-Britain
« Beyond Cinema : The art of projection », Hamburger Bahnhof, Museum für Gegenwart, Berlin, Allemagne
« Dieux, mode d’emploi. L’expérience religieuse aujourd’hui », Musée de l’Europe, Bruxelles, Belgique
« Primera generacion : Arte e imagen en movimiento (1963 – 1986) », Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia, Madrid, Spain
« 18 : Beckett », Blackwood Gallery, University of Toronto at Mississauga, Ontario, Canada (travelling exhibition)
« Os Anos 80’s », Museu de Serralves, Porto, Portugal

2006
« Pompidou video collection : 1965 – 2005″, Museum of contemporary art, Sydney, Australia
« D’ombra », Palazzo delle Papesse Centro arte contemporanea, Siena, Italy
« Des oeuvres majeures de la Collection du Musée », Musée d’art contemporain de Montréal, Montreal, Quebec, Canada
« New Media Collection, 1965 – 2005 : Centre Pompidou », Taipei Fine Arts Museum, Taipei, Taiwan
« Space, Time and the viewer : Installations and new media in the IVAM Collection », IVAM, Valencia, Spain
« Sip My Ocean », Louisiana Museum of Modern Art, Humlebaek, Denmark
« Isabelle Huppert: Woman of Many Faces », C/O Berlin, Berlin, Germany
« Isabelle Huppert: Woman of Many Faces », Gallery of the Botanical Garden, Madrid, Spain
« Continuum : Biennale d’Art Contemporain du Havre », Musée Malraux, Le Havre, France
« The Expended Eye », Kunsthaus, Zürich
« Isabelle Huppert », PS1, Queens, New York, USA
« Kairotic », The Townhouse Gallery of Contemporary Art, Cairo, Egypt
« Photography, Film, Video : Reconstruction reality. Diane Arbus, Stan Douglas, Gary Hill, Mike Kelley and Andy Warhol », PaceWildensteil, New York, USA

2005
« La volupte numérique », Musée des Beaux-arts de Lille, France
« Take Two. Worlds and Views: Contemporary Art from the Collection », MOMA, New York, USA
« Big Bang, Destruction and Creation in the art of the 20th century », Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, Paris, France
« Temps de vídeo », Fundacio « la Caixa », Barcelona, Spain
« GUARDAMI: Percezioni del video », Palazzo delle Papesse Centro Arte Contemporanea, Siena, Italy
« re:currents », Fosdick Nelson Gallery, School of Art and Design, Alfred University, Alfred, NY, USA

2004
« Lateral Thinking: Art of the 1990’s », (travelling exhibition) Hood Museum,
Dartmouth University, Hanover, New Hampshire
In Situ Gallery, Paris
« Skin-deep: Il Corpo come luogo del segno artistico », MART: Il Museo d’Arte Moderna e Contemporanea di Trento e Rovereto, Italy
« Future Cinema », (travelling exhibition organized by ZKM, Karlsruhe) ICC (NTT InterCommunication Center), Tokyo, Japan
 » Sons & Lumières « , Centre Georges Pompidou, Paris
 » Into the Light: The Projected Image in American Art 1964 – 1977 « , Centro Cultural de Belém, Lisbon, Portugal
 » Contrepoint : L’art contemporain au Louvre « , Musée du Louvres, Paris

2003
« OUTLOOK : International Art Exhibition, Athens 2003″, Athens, Greece
 » Yanomamis « , Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France
« Video Acts: Single Channel Works from the Collections of Pamela and Richard Kramlich and the New Art Trust », P.S. 1 Contemporary Art Center, New York, NY
« Body Electric: Video Art and the Human Body », Cheekwood Museum of Art, Nashville, TN
« Vidéo Topiques : Tours et retours de l’art vidéo », Musée d’Art Moderne et Contemporain, Strasbourg, France
« Gary Hill / Bruce Nauman: International New Media Art », National Gallery of Australia, Canberra, Australia

2002
« New Frontiers », Art Association, Jackson Hole, WY
« Stepping Back, Moving Forward: Human Interaction in an Interactive Age », Pittsburgh Center for the Arts, Pittsburgh, PA
Factory at the Art School of Athens, Athens, Greece
« The Uncanny: Experiments in Cyborg Culture », Vancouver Art Gallery, Vancouver, British Columbia, Canada
« Visitors », Konsthallen Bohusläns, Uddevalla, Sweden
« Acquisitions 2001 – Part 1: Photographs, Video-Installations, Video », EMST National Museum of Contemporary Art, Athens, Greece
« Say Hello to Peace and Tranquility », Netherlands Media Art Institute, Montevideo/Time Based Arts, Amsterdam, The Netherlands. Travelled to: Nicolaj Center for Contemporary Art, Copenhagen, Denmark; hARTware, Dortmund, Germany
« C’est Pas du Cinema », Le Fresnoy, Tourcoing, France

2001 – 2002
« Media Connection », Palazzo delle Esposizioni, Rome, Italy. Travelled to: Palazzo della Triennale, Milan, Italy; Castel S. Elmo, Naples, Italy.
« Space Odysseys: Sensation and Immersion in Contemporary Art », Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australia. Travelled to: Australian Centre for the Moving Image (Cinemedia), Melbourne, Australia (with the title « Deep Space: Sensation and Immersion »).
« Hands », Israel Museum, Jerusalem, Israel
« Lateral Thinking: Art of the 1990’s », Museum of Contemporary Art, San Diego, California
« Into the Light: The Projected Image in American Art 1964 – 1977″, Whitney Museum of American Art, New York, NY. Travelled to: Cleveland Museum of Art, Cleveland, OH; ZKM Karlsruhe, Germany.
« Fast Forward : Contemporary Videos by Gary Hill, Mary Lucier, and Michael Snow », as part of « The 59th Minute Art Project: Video Art on the Times Square Astrovision Billboard », Times Square, New York, NY

2001
Donald Young Gallery, Chicago, IL
« I’ll Never Let You Go », organized by Panacea Festivals / Siemens Kulturprogramm, Stockholm, Sweden
« 2001 Annual Exhibition », American Academy in Rome, Rome, Italy
49. International Art Exhibition, La Biennale di Venezia, Italy
« Black Box – The Dark Room in Art », Kunstmuseum Bern, Switzerland2000 – 2001
« Language Let Loose », Seattle Art Museum, Seattle, WA
« Double Feature: Nick Crowe and Gary Hill », San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco, CA
« Voici », Palais des Beaux-Arts, Brussels, Belgium
« Video Time », The Museum of Modern Art, New York, NY
« 46th Biennial Exhibition: Media/Metaphor », The Corcoran Gallery of Art, Washington, DC
« Making Time: Considering Time as a Material in Contemporary Video & Film », Palm Beach Institute of Contemporary Art, Lake Worth, FL. Travelled to: UCLA Hammer Museum, Los Angeles, CA.

2000
« Moving Pictures », Real Art Ways (RAW), Hartford, CT
« The Anagrammatical Body: The Body and Its Photographic Condition », ZKM (Zentrum für Kunst und Medientechnologie), Karlsruhe, Germany
« Re: soundings », Film Video Series at Pratt, Pratt Institute of Art and Design, Brooklyn, New York
« L’Empire du Temps », Musée du Louvre, Paris, France
« Sound Video Film », Donald Young Gallery, Chicago, IL
« Vision Ruhr », Westfälisches Industriemuseum, Dortmund, Germany
« Surf Trip: Surf Culture Art and Artifacts », Yerba Buena Center for the Arts, San Francisco, CA
« Between Cinema and a Hard Place », Tate Modern, London, England
12th Biennale of Sydney, Art Gallery of New South Wales, Sydney, Australia
« 2000 1/2: Going Forward Looking Back », Seattle Art Museum, Seattle, WA
« media art 2000: escape », media_city seoul 2000, Seoul Metropolitan Museum, Seoul, Korea
« BOOK/ENDS WIRED : Electronic Media at the Arts Center »,
Capital Region Arts Center, Troy, NY
Galerie Jamileh Weber, Zurich, Switzerland
« media(tion); fragmentation and acceleration », Center for Photography at Woodstock, Woodstock, NY
« Vies Parallèles », Ecole Régionale des Beaux-Arts de Rouen, Rouen, France

1999-2000
« The American Century: Art & Culture, Part II 1950-2000″, The Whitney Museum of American Art, New York, NY
« Warten », Kunst-Werke Berlin, Berlin, Germany
« MOMA 2000″, Museum of Modern Art, New York, NY
« Seeing Time: Selections from the Pamela and Richard Kramlich Collection of Media Art », San Francisco Museum of Art, San Francisco, CA. Travelled to: ZKM / Center for Art and Media, Karlsruhe, Germany (2000 – 2001).
« Dreams 1900-2000: Science, Art, and the Unconscious Mind », (travelling exhibition organized by the Binghamton University Art Museum, Binghamton, NY). Travelled to: Equitable Art Gallery, New York, NY; Historisches Museum der Stadt Wien, Vienna, Austria; Binghamton University Art Museum, Binghamton, NY; Passage de Retz, Paris, France.
« Rewind to the Future », Bonner Kunstverein, Bonn, Germany
« The Cool World: Film & Video in America 1950 – 2000, Part 2: The Unfixed Image, 1970 – 2000″, Whitney Museum of American Art, New York, NY (screening)

1999
TV Gallery, Moscow, Russia
« Passage », WATARI-UM – The Watari Museum of Contemporary Art, Tokyo, Japan
« Passage à l’art: des lieux et des choses », Forum Culturel du Blanc-Mesnil, Le Blanc-Mesnil, France
« The Liquid Medium: Video Art », Queensland Art Gallery, Brisbane, Queensland, Australia
« Umedalen Skulptur 99″, organized by Galleri Stefan Andersson, Umeå, Sweden
« The Hand », The Power Plant, Toronto, Ontario, Canada

1998-99
« Crossings », Kunsthalle Wien, Austria, and Galerie Rudolfinum, Prague, Czech Republic
« Voices », Witte de With, Rotterdam, The Netherlands. Travelled to: Fundació Joan Miro, Barcelona, Spain; Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, Tourcoing, France
« Blickwechsel », ZKM, Karlsruhe, Germany
« Surrogate: The Figure in Contemporary Sculpture and Photography », Henry Art Gallery, Seattle, WA
« Silent Treatment », Aspen Art Museum, Aspen, CO

1998
« Tuning up #5″, Kunstmuseum Wolfsburg, Wolfsburg, Germany
« Made in Corpus », Odyssud, Blagnac, France
« Anos 80″, Culturgest – Gestão de Espaços Culturais, Lisbon, Portugal
« Personal Effects: The Collective Unconscious », Museum of Contemporary Art, Sydney, Australia
3rd Werkleitz Biennial: sub fiction, Werkleitz, Germany
« Video Arte », Palacio de Osambela, Lima, Peru

1997
« The Digital Video Wall », Museum of Modern Art, New York,NY
« Inside », Henry Art Gallery, Seattle, WA
« Citta’ Natura: mostra internazionale di arte contemporanea », Palazzo delle Esposizioni, Rome, Italy
« The Twentieth Century: The Age of Modern Art », Martin- Gropius Bau, Berlin, Germany. Travelled to: Royal Academy of Arts, London, England
« Amours », Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, France »Angel, Angel », Kunsthalle Wien, Vienna, Austria.
’97 Kwangju Biennale: « Unmapping the Earth », Kwangju, Korea
« The Objects in Hangar 2″, Seattle Arts Commission, Building 2 at the former Sand Point Naval Base, Seattle, WA
« Human References: Marks of the Artist: A Ten Year Retrospective Exhibition of the Seattle Artists’ Program Collection », Seattle Arts Commission, Seattle Center Pavilion, Seattle, WA
« Water: The Renewable Metaphor », Museum of Art, University of Oregon, Eugene, OR
« Surveying the First Decade: Video Art and Alternative Media in the United States », San Francisco Museum of Modern Art, San Francisco, CA
« Unimplosive Art », Milan, Italy
« Grand Opening », Montevideo/TBA, Amsterdam, The Netherlands

1996-97
« Being and Time: The Emergence of Video Projection », (travelling exhibition organized by the Albright-Knox Art Gallery, Buffalo, NY). Travelled to: Albright-Knox Art Gallery; Cranbrook Art Museum, Bloomfield Hills, MI; Portland Art Museum, Portland, OR; Contemporary Arts Museum, Houston, TX; Site Santa Fe, Santa Fe, NM

1996
« One and Others: Photography and Video by Juan Downey, Angela Grauerholz, Gary Hill, Alfredo Jaar, Annette Messager », Galerie Lelong, New York, NY
The World Wide Video Festival, Kijkhuis, The Hague, The Netherlands
« Museum Barrytown », Stained Glass Studio, Barrytown, NY
« NowHere », Louisiana Museum of Modern Art, Humlebaek, Denmark
Kunstmuseum Wolfsburg, Wolfsburg, Germany
« Foreign Bodies », Museum für Gegenwartskunst, Basel, Switzerland
« Le Printemps de Cahors: Photographie & Arts Visuels », Cahors, France. Travelled to: Portalen Contemporary Art Center, Greve, Denmark
« Moderna Museet Stockholm », Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Bonn, Germany
« From Ex-Libris to Home Page », Paço das Artes, Sao Paolo, Brazil
« Sonambiente », Akademie der Kunste, Berlin, Germany
« The Last Supper », Donald Young Gallery, Seattle, WA
« The Red Gate », Museum Van Hedendaagse Kunst Gent, Ghent, Belgium
« Video Collection of the Pompidou Center », Cinéma Rex, Belgrade, Yugoslavia
« Continuity & Contradiction, A New Look at the Permanent Collection from the Museum of Contemporary Art, San Diego », Miami Art Museum, Miami, FL

1995
« Private/Public: ARS ‘95 Helsinki », Museum of Contemporary Art, Helsinki, Finland
« Pour un couteau », Le Creux de l’Enfer, Le Centre d’art contemporain, Thiers, France
« Altered States: American Art in the 90’s », Forum for Contemporary Art, St. Louis, MO
« Immagini in Prospettive », Cinema « Verdi », Serre de Rapolano, Italy
« MultiMediale 4″, Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM), Karlsruhe, Germany
« Identità e Alterità », Venice Biennale, Venice, Italy
« Video Spaces: Eight Installations », Museum of Modern Art, New York, NY
« Sound Sculpture – Music for the Eye », Ludwig Museum im Deutschherrenhaus, Koblenz, Germany
« Longing and Belonging: From the Faraway Nearby », Site Santa Fe, Santa Fe, NM
Sedicesima Biennale Internazionale del Bronzetto Piccola Scultura Padova, Padua, Italy
« feux terrestres », Centre Régional d’Art Contemporain, Montbéliard, France
Carnegie International, Carnegie Museum of Art, Pittsburgh, PA
3rd Biennale d’art contemporain de Lyon, Musée d’art contemporain, Lyon, France