Slide background

"Transition en temps libres" exposition de l'artiste japonaise Masami

du 26 août au 31 décembre 2016 dans le bois de l'Abbaye de Combelongue à Rimont

Inauguration le vendredi 26 août 2016 à 18h30 en présence de l'artiste à l'Abbaye de Combelongue

accompagnée d'un interlude musical de Lucas Fovet, flûtiste et fabricant de flûtes et de Jean-Paul Raffit, guitariste

Slide background

du 15 juin au 11 novembre

Slide background

Dimitrov Rumen

Exposition TeaTime Variations du 20 mai jusqu'à fin 2016 à Montardit au Golf "le comptoir"

Slide background
9

autre direction

DIMITROV Rumen

Sur le terrain du golf à Montardit, j’ai commencé à ne travailler avec aucune idée précise et très vite, après la première visite, est venue l’idée concrète. En fait, tout tourne autour d’une tasse que j’avais vue dans la fourche d’un arbre énorme. Ma démarche est celle d’un artiste travaillant dans le domaine du Land ART avec des installations, des sculptures qui sont liées spécifiquement à l’endroit du site de la réalisation. J’adore m’exprimer, dans mes installations, avec humour et une certaine présence surréaliste. Une sorte de rêverie. Dans le cas précis de Montardit, je suis parti d’une chaise énorme qui surgit d’un magnifique mur que j’ai remarquée dès ma première visite du lieu : j’ai voulu mettre en dialogue ce mur avec l’espace libre du champ vert qui se trouve derrière. De là, partent des arches constituées de branches traduisant la trajectoire des rebonds d’une balle de golf, qui dirige le regard vers l’installation principale en contre-bas.
Il s’agit d’une immense table et de trois chaises à demi enterrées, inclinées selon différentes directions, comme immergées dans le paysage. Sur cette table, une énorme tasse déverse son liquide, mouvement symbolisé par les branches.

Pour l’exposition qui va être présente au Mas d’Azil dans la salle de l’exposition du Centre Culturel Multimédia et dans la cour, je suis parti du travail du bois, guidé par différentes combinaisons et thématiques qui me préoccupent ces dernières années. Chaises, pigeonniers, forme positive et négative, construction et déconstruction, mouvement et stabilité, place du regardeur / visiteur en dialogue avec l’objet sculpté, beaucoup de questionnements formels. note d’artiste / mai 2016

Pour en savoir plus

invitation2

Carl Hurtin aux Forges de Pyrène, du 11 au 18 mai 2016!

Après 4 mois d’infusion des œuvres du plasticien Carl Hurtin dans 9 établissements, présentation croisée aux Forges de Pyrène (Montgailhard) du 11 au 18 mai 2016.

Avec des travaux des élèves réalisés dans les écoles de  Fossat, de Saint Lizier, de Bonnac, de Vernet, de Saint Paul de Jarrat, de Sainte Croix Volvestre, de Pamiers Les Carmes, de Foix Paul Bert et de Vicdessos.

« E140=O2 » est un projet coopératif d’éducation artistique et populaire.

 

Bulloch

L’ADEA,  Mobil’Art V en campagne, c’est parti!

©Angela Bulloch, « Möbius night, sky model – Mark II »

voir le calendrier de la tournée du Mobil’art 5 de 2015 Go forward

 

 

dépêche

« Transition en temps libres »

c’est le titre de l’œuvre in situ spécialement créée par l’artiste MASAMI, en août 2016

Masami est une artiste japonaise dont l’œuvre est ponctuée de va-et-vient entre les cultures du monde rencontrées lors de ses pérégrinations.

Elle pratique le yoga qu’elle enseigne, à travers lequel elle puise des apports théoriques, ainsi toutes les forces du corps et de l’esprit sont convoqués de manière permanente dans son travail d’artiste.

Elle dit rechercher également « à opérer ou mettre en exergue des corrélations entre l’architecture ancienne, la civilisation moderne, la nature, le paysage et ses œuvres. »

Pour ce travail réalisé lors d’un séjour passé en Résidence de création à Caza d’oro, Centre international d’art contemporain, Résidences d’artistes, d’Ariège, Masami a été invitée à œuvrer sur ce site, à l’Abbaye de Combelongue de Rimont qui possède un jardin labellisé remarquable. Ce fut bien là, pour elle, un défi difficile à relever. Difficile, pourquoi ?

A cause du « jardin remarquable » travaillé par le propriétaire de l’abbaye comme une véritable œuvre d’art. En effet le jardin se joue de ses sous-bois, de ses allées, de ses plantations, taillés conceptuellement et de ses alentours aussi, véritables paysages sculptés par le jardinier et paysagiste des lieux.

Masami nous raconte que dès son arrivée à Caza d’oro, au Mas d’Azil, en Ariège,  elle a côtoyé l’histoire et la préhistoire, ses grottes, ses dolmens, ses lieux sacrés et cultuels, ses traces de civilisations passées, ses architectures et ses cultures. L’énergie ancestrale y a touché son âme, elle l’a guéri profondément. Elle a touché à la semence de son corps. Elle l’a poussé à voyager dans le temps passé, présent et futur et elle a ainsi pu réaliser que toutes ces périodes en réalité coexistaient en parallèle dans le présent.

Répondant à ce moment subtil, elle a donc décidé de créer une sorte d’architecture composée de fil de lumière. Une œuvre  en suspension dans l’espace d’une forêt sauvage, installée en face de l’abbaye et en relation directe avec son jardin remarquable car cette forêt est lue comme une ligne de perspective depuis les terrasses et le jardin de l’abbaye.

L’œuvre se situe pour Masami dans la marge étroite entre une période concrète et une autre imaginée, période qui serait alors un passage de transition dans le temps, entre le passé, le présent et le futur. Elle peut être aussi lue comme une sorte de projection transhistorique à plusieurs dimensions. Elle est dans tous les cas ce que Masami définit « une architecture du temps libre  », dans laquelle les détails concernant la période de création ne sont pas reconnus. Elle glisse formellement dans les deux dimensions qui sont spatiales et temporelles.

Elle raconte l’imaginaire fantastique de la forêt. Elle fait appel à la mémoire, elle re-convoque l’histoire et/ou la mythologie, les fantasmagories primitivistes, la dimension maléfique de son chaos, une tonalité de conte gothique, elle est le lieu idéal de tous les mystères.

La dimension fantastique de la forêt tient en outre à ce qu’elle constitue elle-même un fantôme, « elle incarne la vision nostalgique d’un passé mythique, tout d’unité et d’authenticité, sur-investi psychiquement dans un geste de réaction désenchantée à la modernité. Espace dès lors lié à la crise mélancolique et à la manifestation d’une proto-conscience écologique, la forêt n’en demeure pas moins un lieu essentiel de mystère et de terreur dans l’art et la littérature du XXIe siècle. » Cf Lambert Barthélémy. L’arbre est bien-sûr légendaire, mythologique et fantastique.

Vous voilà maintenant invité à entrer dans la forêt …