Exposition Dreamtime VI Dans la grotte du Mas-d’Azil du 15 juin au 11 novembre 2016 avec des œuvres de la collection des Abattoirs-FRAC Midi-Pyrénées de Peter Kogler, Victoria Klotz, Guillaume Pinard et celles créées in situ de Damien Aspe.
 
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A travers cette exposition «DREAMTIME VI», est proposé au visiteur un dialogue entre des œuvres d’art contemporain et l’architecture naturelle de la grotte ainsi que son histoire, et ce, dans le respect de l’art, des lieux, de la biodiversité et du public.

Peter Kogler invite à la réflexion avec une chorégraphie de cerveaux projetée à  l’entrée du parcours de visite, sur les parois de la Grande-Rotonde.

Damien Aspe a  été invité en 2014 et 2015 et a créé des œuvres pour la salle Mandement dite Dewoitine et pour le Petit-Promontoire, il s’agit d’une série de trois lustres dits Mandement, Piette et Richelieu, questionnant également le rapport «Art-Science et Technologie».

Guillaume Pinard quant à  lui, invité en 2010, a crée l’œuvre-vidéo «Procession», projetée dans la salle Mandement qui a intégré depuis la collection du Frac-Midi-Pyrénées.

Victoria Klotz nous propose comme gardien des lieux son «chien céleste» à  l’arrêt, tel un dessin transhistorique sur fond d’écran.

 

 

DREAMTIME VI vous raconte l’histoire de la grotte qui est liée :

aux fouilles d’archéologues comme à  celles de Joseph Mandement qui y a réalisé d’importantes découvertes dont un crâne humain et des peintures. Il fut de 1936 à  1958, le conservateur de la grotte, il mit le site en valeur afin de l’ouvrir au tourisme, il demanda à la commune des aménagements, notamment électriques et effectua avec sa compagne Madeleine des visites touristiques :

 à  la guerre de 1939-45, les belligérants songèrent à  y cacher, loin des fronts septentrionaux, un atelier fabriquant des avions de combat. On aplanit alors toute une salle pour la firme Dewoitine*, la salle Mandement. La firme n’est heureusement jamais venue.

– à  l’électricité que l’on retrouve dès 1937 grâce à  la Compagnie de distribution électrique du Midi dont le siège social était à Toulouse et qui possédait une usine au Mas-d’Azil, sur les bords de l’Arize, aux portes de la grotte, dit-on.

La grotte est surprenante et ce sont des objets qui nous racontent le mieux ses histoires singulières.

Elle a toujours été, et ce, à travers les siècles, une fabrique d’imaginaire. C’est pour cette raison que la création la plus contemporaine entre en écho avec le site depuis 2008 à travers des œuvres d’artistes contemporains connus ou émergents sur la scène artistique internationale.

aux occupations animales et humaines. C’est en fait un lieu marqué par ses occupations historiques. Après les occupations préhistoriques, la fréquentation du site s’est poursuivie et a laissé des traces plus ou moins importantes.

Les découvertes vont de l’âge des métaux jusqu’aux traces gallo-romaines et même médiévales : poteries gauloises, épingles à cheveux gallo-romaines en ivoire, tessons de poterie vernissée.

Les témoignages de l’activité humaine se sont accumulés dans les cavités et ont permis de mieux connaître ces hommes modernes, artistes et grands artisans de notre passé, avec leur évolution et leur adaptation à  travers différentes cultures.

Le Mas d’Azil est un de leurs plus anciens habitats en Ariège.

Ces occupations se sont ensuite perpétuées dans l’épipaléolithique, avec la culture azilienne (autour de 10 000 ans) et dans le Néolithique (vers 8 000 ans). La renommée du site vient principalement de cette culture identifiée par Edouard Piette en 1889 et à  laquelle le Mas-d’Azil a donné son nom (site éponyme) : Azilien.

 

Sans oublier que la grotte a toujours abrité une faune sauvage importante, de l’ours aux chauves-souris

aux manifestations artistiques

Elles sont principalement représentées par des galets peints à l’ocre rouge, dont la signification reste encore énigmatique. La grotte, lieu dédié aux créations passées, est aujourd’hui à  nouveau dédiée en partie à  la création contemporaine.

Créant un dialogue entre les lieux du patrimoine historique et l’art contemporain, Caza d’oro élabore ainsi une identité spécifique, au croisement de l’image, du temps et du patrimoine paysager et bâti, avec un parti pris pour la jeune création.

Pour les artistes invités, entrer à  Caza d’oro, c’est re-convoquer plus de 35 000 ans d’histoire et s’initier à  de nombreuses ressources, sources et ressourcements innovants.